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Menaces de faire sauter les usines : 50% des Français comprennent, sans approuver

vendredi 31 juillet 2009

La moitié des Français comprend, sans les approuver, les menaces de faire sauter leur usine par des salariés d’entreprises en difficulté, mais un tiers des sondés condamne ces actions, selon un sondage Ifop pour l’Humanité publié vendredi.

Interrogés sur "des salariés concernés par des plans de licenciement ou des fermetures de sites (qui) ont menacé ces dernières semaines de faire sauter leur entreprise afin d ?obtenir de meilleurs indemnités de licenciement", 50% des sondés disent les comprendre sans les approuver, tandis que 34% les condamnent et que 16% les approuvent.

Egalement interrogés sur les séquestrations de patrons par des salariés, les Français sont de plus en plus nombreux à les condamner. 15% d’entre eux (contre 7% en avril) les condamnent tandis que 23% contre 30% les approuvent.

Mais ils sont quasiment aussi nombreux (62%, -1 point) à les comprendre sans les approuver.

Invités à se prononcer sur les principales causes "de la radicalisation des actions des salariés", 44% des Français interrogés estiment que c’est d’abord "le sentiment d ?injustice concernant les rémunérations des salariés et celles des actionnaires et des hauts dirigeants" qui explique le comportement de certains salariés.

Viennent ensuite "le sentiment que la fermeture du site ou le plan de licenciement est d ?abord motivé par des considérations boursières" (38%), "la peur du chômage" (37%), "les conditions de départ et de licenciement jugées insuffisantes" (17%).

Enfin, "l ?insuffisance ou la mauvaise qualité du dialogue social dans ces entreprises" (14%), "le sentiment que l ?implication des salariés dans l ?entreprise n ?est pas récompensée" (13%) et "la présence et l ?influence de l ?extrême-gauche dans ces mobilisations" (11%).

Sondage réalisé du 27 au 29 juillet par internet auprès d’un échantillon de 1.005 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).

Vendredi marque la fin de l’ultimatum des salariés de New Fabris, qui avaient menacé au début de leur action de faire sauter leur usine en liquidation pour obtenir gain de cause sur le montant de leurs indemnités de départ.

Voir en ligne : Les Echos

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