Accueil > Brèves > Belgique : policier, un métier tellement dangereux ?

Version imprimable de cet article Version imprimable

Belgique : policier, un métier tellement dangereux ?

samedi 6 février 2010

Le trois février, plusieurs centaines de policiers manifestaient devant le Palais de Justice de Bruxelles pour dénoncer une violence croissante à leur égard (ce qui est encore à prouver). Parfois, la littérature vient à notre secours afin de recadrer le discours ambiant. Extrait...

L’enquête que Martin Beck avait dans sa poche faisait ressortir d’autres éléments intéressants. Elle montrait, par exemple, que le métier de policier n’était pas plus dangereux que les autres. Au contraire, la plupart des autres catégories professionnelles couraient plus de risques. Les ouvriers du bâtiment et les bûcherons vivaient bien plus dangereusement, pour ne pas parler des dockers, des chauffeurs et des femmes au foyer.

Mais n’avait-il pas toujours été admis que le métier de policier était plus dangereux, plus dur et plus mal payé que tous les autres ? La réponse était d’une simplicité affligeante : Si, parce qu’aucun groupe professionnel n’était aussi préoccupé de lui-même et ne dramatisait sa tâche quotidienne que le faisait la police.

Tout cela était accompagné de chiffres. Le nombre des agents blessés en service était ridiculement faible à côté de celui des gens qui étaient annuellement victimes de mauvais traitements de la part de la police. Et ainsi de suite.

Cela ne valait d’ailleurs pas que pour Stockholm. A New-York, par exemple, on notait une moyenne de sept agents de police tués chaque année alors que deux chauffeurs de taxi l’étaient chaque mois, une femme au foyer chaque semaine et un chômeur chaque jour.

M. Sjöwall, P ; Walhöo, L’abominable homme de Säffle, éd Rivages/Noir, 1971, pp.72-73 (trad. revue et corrigée : 2009).

Rappelons donc que les accidents de travail reconnus comme tel sont à l’origine de nombreux décès en Belgique. A cet égard mentionnons le rapport 2007 (pdf) du Fonds des accidents de travail pour le secteur public où, globalement, les accidents de travail sont proportionnellement moins nombreux que dans le secteur privé. le rapport conclut aussi que :
Le travail manuel entraine en effet, dans le cas des accidents examinés ici également, plus d’accidents avec des suites conséquentes. C’est bien souvent une contrainte physique qui est à l’origine de l’accident, par exemple l’élévation de charges. On pense notamment aux aides de ménage, aux nettoyeurs, aux éboueurs et aux manoeuvres.

(...)Deux autres types d’accidents fréquents donnent lieu moins souvent à une incapacité. Il s’agit, d’une part, des accidents par agression, dont les agents de police sont souvent victimes et, d’autre part, des accidents par piqure dans le domaine médical.. Dont acte

SPIP | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0