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« Martine va à l’école spécialisée »

mardi 11 mai 2010, par Françoise Janssens

Lorsqu’un enfant est « différent », parce qu’il souffre d’un handicap moteur, mental ou d’un « trouble instrumental » (dyslexie, problème d’attention...), il ne va généralement pas à l’école avec les autres. Le système scolaire belge organise un enseignement « spécialisé » ou « adapté » pour répondre aux problèmes spécifiques d’apprentissage de ces enfants. Cela semble être une bonne chose que l’école cherche à s’adapter aux difficultés de chacun. Mais pourquoi ne pas le faire dans une école ordinaire ? Par ailleurs, qu’est-ce qui préside à l’orientation d’un enfant dans l’enseignement « spécialisé » ? Comment ces enfants vivent-ils leur scolarité ? Rencontre avec le Dr Denis Verheulpen, neuro-pédiatre à Bruxelles et à Charleroi.

En Belgique, parallèlement aux réseaux ordinaires, il existe un enseignement spécialisé [1] qui a pour objectif de répondre aux besoins spécifiques de certains élèves. Lorsqu’un enfant ne peut s’intégrer harmonieusement dans l’enseignement ordinaire ni suivre son rythme, l’enseignement spécialisé est censé pouvoir l’accueillir. Mais on peut se demander pourquoi il ne pourrait pas s’intégrer dans l’ordinaire, alors que dans certains pays [2], il irait en classe avec les autres. Il faudrait bien sûr investir massivement dans l’enseignement. Créer des classes plus petites. Installer des équipements adaptés. Former et payer correctement les enseignants. C’est un choix politique.

La Communauté française a voté en 2004 des dispositions relatives à l’intégration des élèves à besoins spécifiques dans l’enseignement ordinaire [3]. Malheureusement, derrière les bonnes intentions, l’enseignement reste sous-financé et les « trajectoires budgétaires » ne laissent rien présager de bon. [4] Le budget de la Communauté française ne prévoit pas de dégager des moyens supplémentaires pour les enfants présentant des difficultés sans être scolarisés dans le spécialisé.

Et les enfants dans tout ça ? Pour certains ça va, ils sont bien entourés. On trouve dans les équipes pédagogiques beaucoup de personnes généreuses et motivées. D’autres enfants ont moins de chance, notamment s’ils proviennent des couches plus défavorisées et quand les parents sont eux-mêmes peu scolarisés. Ils galèrent dans des écoles qui ne les comprennent pas, qui ne donnent pas de réponse adaptée à leurs problèmes, et se sentent - à raison - exclus. Ceux-là finissent souvent par baisser les bras à l’adolescence et laisser tomber l’école.

Denis Verheulpen est neuro-pédiatre à Bruxelles et à Charleroi. Régulièrement, il se rend dans des écoles, va à la rencontre des centres PMS [5] et des associations de parents, donne des conférences avec toujours le même objectif : faire en sorte que l’entourage de l’enfant et notamment l’école reconnaisse le trouble dont souffre l’enfant et mette en place des stratégies d’accueil et d’apprentissage adaptées pour accueillir l’enfant plutôt que l’exclure.

En tant que neuro-pédiatre, vous voyez tous les jours des enfants et des adolescents atteints de maladies ou de troubles neurologiques. Quelles sont les difficultés d’apprentissage qu’ils peuvent éprouver à l’école ?

Mes patients sont très différents les uns des autres. Leur seul point commun à tous, c’est qu’il y a quelque chose qui, par rapport à ce qu’on considère comme « normal », dysfonctionne dans leur cerveau. Parmi les difficultés d’apprentissage classiques qui se présentent, les plus fréquentes sont des troubles de la concentration, dont les profils peuvent être très différents. Sans rentrer dans les détails techniques, vous avez par exemple des enfants qui ont du mal à traiter plusieurs informations en même temps, d’autres qui sont pris par leur précipitation, d’autres encore qui n’arrivent pas à se concentrer longtemps et leurs stratégies peuvent être très différentes.

Ensuite, il y a les troubles spécifiques de l’apprentissage comme la dyslexie, trouble d’apprentissage de la lecture, la dyscalculie, trouble d’apprentissage du calcul ou encore la dysphasie, trouble du développement du langage. Vous avez là des enfants totalement intelligents mais qui approchent la langue comme un quadragénaire commencerait à apprendre le chinois, c’est-à-dire d’une façon pas du tout naturelle, c’est poussif et laborieux.

Il y a également un trouble qui est moins connu même s’il est très fréquent à des degrés très variables : il s’agit de la dyspraxie, trouble de la construction du mouvement. Le mouvement est très important dans les apprentissages puisque dans l’écriture, par exemple, ont attend des enfants qu’ils écrivent et qu’ils aient en plus une belle écriture. Lorsque ce travail leur demande énormément d’énergie et qu’ils sont lents, leur apprentissage est rendu très difficile.

Enfin, je vois bien sûr aussi des enfants avec un vrai retard mental, présentant eux également des profils très différents. Pour eux aussi, il doit y avoir une place à l’école.

Quelle est votre appréciation par rapport la réponse que donne l’institution scolaire aux difficultés d’apprentissage de ces enfants ? Est-elle adaptée, comme l’indique son nom ?

Il y a plusieurs manières de répondre à cette question. Le système scolaire belge s’est adapté, avec beaucoup de bonne foi, en se centrant sur la mise en place d’un enseignement spécialisé, qu’on appelle maintenant « adapté », pour répondre à différents types de difficultés d’apprentissage ou d’intégration scolaire. Huit types d’enseignement spécialisé sont ainsi organisés (Voir encart ci-dessous). Les centres PMS sont censés aider les enseignants dans l’orientation des enfants, notamment vers un enseignement adapté, et faciliter les contacts entre l’école et les médecins, psychologues, logopèdes, psychomotriciens etc.

Le système est louable, et c’est bien mieux que la pure exclusion qu’on avait jusqu’au milieu du XXième siècle. Mais en pratique, comme je le dis parfois sur un ton un peu provocateur, on a remplacé le système de la grosse poubelle noire par celui du tri sélectif... L’orientation scolaire ressemble quand même souvent à une mise en sac poubelle, différent selon le cas, par les enseignants et les PMS. Souvent, les motivations sont très peu pédagogiques et tel qu’il est appliqué, le système est peu constructif - tout comme le système du redoublement en cas d’échec scolaire ou l’exclusion en cas de problème de comportement. Ce type d’orientation est souvent fait dans un esprit négatif et humiliant. Il y a beaucoup de maladresse, d’exaspération et un esprit parfois très « fonctionnaire » de la part d’enseignants. Tout ceci entraine des souffrances narcissiques, des problèmes de confiance en soi ou des rebellions contre le système.

Alors que, théoriquement, le système n’est pas le pire qu’on puisse imaginer, en pratique il s’accompagne de beaucoup d’injustice, d’incompréhension, de souffrance pour les enfants, les parents et aussi les enseignants.

Par ailleurs, on sait que la proportion d’enfants étrangers ou « issus de l’immigration » dans l’enseignement « adapté » est importante [6].

En effet, et il y a plusieurs aspects à considérer. D’abord, ça dépend fortement des personnes que l’on rencontre. Et c’est vrai en général : si on tombe sur quelqu’un d’idiot et de procédurier, on n’aura pas la même chance que si on rencontre quelqu’un de dévoué, d’intelligent et de souple d’esprit. Souvent les enfants avec des difficultés scolaires non-spécifiques (par exemple : « je ne suis pas très bon à l’école parce que mes parents parlent à peine français ») sont orientés vers l’enseignement spécialisé juste parce que c’est trop difficile pour les enseignants du secondaire qui ont devant eux des classes de trente ! Du coup, ces enfants se retrouvent dans un enseignement soi-disant adapté qui ne l’est pas du tout, qui n’apporte aucune solution au problème. Et, sans vouloir stigmatiser, il y a des centres PMS et des régions où c’est systématique.

D’autre part, force est de constater que dans la population immigrée, il y a beaucoup de personnes très peu instruites qui n’ont pas l’instruction nécessaire pour aider leur enfant en difficulté scolaire. A côté de cela, je rencontre également des parents qui répondent à l’échec scolaire de l’enfant en le brimant, voire en le battant. C’est un sujet très tabou mais c’est pourtant très présent dans plusieurs cultures présentes chez nous, y compris bien sûr « la nôtre », où c’est sans doute le plus tabou donc moins visible. Bref le problème est multiple, mais au sein de tout cela, il y a les a priori négatifs, un profond racisme « sans méchanceté », une certaine condescendance à la coloniale.

Qu’est-ce qui se passe quand un enfant cumule les troubles ?

Quand un enfant cumule les troubles, il cumule forcément les difficultés. Mais c’est très variable. J’ai des situations où, quand un enfant cumule les troubles, il est mieux entouré, mieux accepté, il comprend et accepte donc plus facilement sa situation. Les enfants qui en souffrent sont ceux dont les troubles ne sont pas reconnus, qu’ils les cumulent ou pas d’ailleurs. Par exemple, s’ils ont une dyslexie qui n’est pas reconnue, qu’ils sont traités de feignants et brimés par leurs professeurs. Parce que vous avez encore des enseignants qui croient, alors que ça n’a jamais fonctionné, que c’est en leur donnant des coups de pied au derrière que ça va aller.

J’imagine que vous voyez parmi ces enfants, dont les troubles ne sont pas reconnus, ou qui sont baladés de type en type faute de trouver leur place (voir encart ci-dessous), la tentation d’abandonner, de « décrocher » ?

Tout le temps. Parfois on peut reprocher cet échec au système d’enseignement lui-même, parfois aussi à l’attitude du PMS, des enseignants, ou des parents quand ils sont consultés. Il est certain que ce sont des domaines assez difficiles, que parfois on passe à côté de certaines choses importantes alors qu’on essaie de bien faire. Mais le fait est que, surtout à l’entrée dans l’adolescence, quand on passe sa vie à faire des efforts et à entendre « Fais un effort ! » et que ces efforts ne sont pas fructueux, la prise d’indépendance vous pousse à baisser les bras. Et à ce moment-là, ça s’appellera de la « paresse ». Moi, je ne connais pas grand-monde qui soit paresseux dans des domaines où il est compétent.

Est-ce qu’il existe des pays qui répondent mieux à ces difficultés d’apprentissage ?

Il n’y a pas beaucoup de pays « développés, démocratiques et industrialisés » où la prise en charge est moins bonne qu’en Belgique et en France. Pour l’anecdote, à l’école européenne, la seule section où il y a encore des redoublements, c’est la section francophone. Dans cette école, il y a des consignes, qui ont été réfléchies abondamment par des pédagogues européens, et qui concernent l’aide à apporter aux enfants ayant des difficultés d’apprentissage, dans le but de les aider à obtenir leur baccalauréat européen [7] et à pouvoir enfin s’orienter vers un domaine où leurs compétences sont mises en évidence.Mais ces consignes ne sont pas appliquées dans le système scolaire belge. Au niveau universitaire, il y a plusieurs pages de consignes pour les étudiants avec difficulté spécifique d’apprentissage sur le site de la KUL [8], ce dont on n’a jamais entendu parler en Belgique francophone.

Disons que « le paradis » c’est en Finlande [9]. Il y a 20 ou 30 ans, contre l’avis de tout le monde, face aux railleries collectives des parents et des enseignants, on y a mis en place un système « zéro exclusion » dans lequel il y a de la place pour tout le monde, dans chaque classe. Les moyens, au lieu d’être alloués à des centres PMS ou des écoles spécialisés, ont été utilisés dans la création de classes plus petites, où les enfants travaillent par groupes de 4 ou 5, avec des systèmes et des médias d’apprentissage plus variés comme, par exemple, des ordinateurs à leur disposition en classe. Il y a des enfants pour qui c’est une aide énorme de pouvoir utiliser un ordinateur. Pour prendre note par exemple, quand ils ont une écriture illisible, ou en cas de dysorthographie sévère. Pourquoi ne pas pouvoir travailler avec un correcteur orthographique, alors qu’on le fera pendant toute sa vie ? Pourquoi jouer à faire une sorte de compétition où les gens en chaise roulante, les hémiplégiques devraient courir contre Usain Bolt ? Si Usain Bolt avait un caillou dans sa chaussure, il ne pourrait pas être champion olympique.

Le système finlandais met tout le monde en avant, en fonction de ses compétences. On n’insiste pas sur les faiblesses mais sur les talents. Que ce soit le foot, ou être le pitre de service, ou être très serviable et ramasser les papiers, ou avoir une très belle écriture et prendre note pour votre groupe, ce sera mis en évidence. De plus, les évaluations sont là pour évaluer, comme c’est théoriquement le cas chez nous, et pas pour éliminer. Il s’agit de voir où en est l’enfant, pas de donner les résultats d’une course de Formule 1. Il s’agit aussi d’évaluer le travail de l’enseignant, pas uniquement celui des élèves. Si l’enfant a deux échecs de suite, l’enseignant doit se justifier, trouver les raisons et les solutions. Mais les enseignants sont également mieux formés (ils ont tous un master) et sont mieux payés. C’est un tout autre système, une tout autre philosophie.

C’est une philosophie qui est socialement beaucoup plus acceptable, plus ouverte. Dans notre système, si bienveillant soit-il, l’enfant handicapé, à deux ans et demi - ou, s’il tombe sur une école maternelle très ouverte et disponible, à cinq ans et demi - disparait de la vie sociale. Il n’est plus à l’école avec les autres, il doit aller à l’école avec d’autres enfants handicapés, dans un ghetto de handicapés, où les choses se passent souvent très bien parce qu’il y a des gens magnifiques qui s’occupent d’eux, mais où il se sentira toujours à l’extérieur du vrai monde, de la vraie vie. Et l’évolution non pas du système d’enseignement, mais l’évolution non-philosophique de notre société fait que c’est une réalité pour des gens de moins en moins handicapés ou de plus en plus « normaux ». La norme se restreint.

C’est assez représentatif du lissage que subit notre société. On parlait de compétition : il faut être compétitif, rentable, etc.

On va vers le clonage ! En particulier à l’école où il faut être lisse, sans surprise, malléable. Et ça forme de bons travailleurs flexibles, dynamiques, soumis et prévisibles. On vit dans une société qui cherche à faire disparaitre les originalités et à évacuer ceux qui ont des faiblesses. Malgré tout, j’ai l’impression que les gens qui ont été exclus injustement de l’enseignement ont plus de chance qu’il y a 50 ans de réussir à s’en sortir en mettant en avant leurs talents, leur créativité. Comme l’ont fait de tout temps les dyslexiques, des dysorthographiques et les dyspraxiques ! Edison, Benjamin Franklin, Wintson Churchill étaient des cancres parmi les cancres. Le père de Churchill disait que ses résultats scolaires de son fils étaient une insulte à l’intelligence. Quant à Edison, il s’est fait renvoyer de l’école à 12 ans parce qu’il était « débile ».

Françoise Janssens

Les huit types de l’enseignement spécialisé

L’enseignement spécialisé est organisé, dans sa globalité ou partiellement, pour les enfants et les adolescents de 2 à 21 ans. Il se décline en huit types correspondant à différentes catégories de handicaps ou de troubles :

Type 1 : enfants atteints de troubles mentaux légers.

Type 2 : enfants atteints de troubles mentaux modérés à sévères.

Type 3 : enfants atteints de trouble de comportement.

Type 4 : enfants atteints de déficience physique.

Type 5 : enfants malades (type organisé en milieu hospitalier).

Type 6 : enfants aveugles et malvoyants,

Type 7 : enfants sourds et malentendants,

Type 8 : enfants atteints de troubles instrumentaux.

.

Des enfants « hors-norme ». Témoignage.

Certains enfants cumulent les troubles. C’est le cas de Chloé. Âgée de 8 ans, elle souffre d’une maladie génétique. Les troubles liés à cette maladie sont multiples : hypotonie (diminution du tonus musculaire), dyspraxie (trouble du développement moteur), dysphasie (trouble du développement du langage), trouble de l’attention et hyperémotivité. En d’autres termes, Chloé est très maladroite, très distraite et très sensible. Sa maladresse irrite, sa distraction agace (et passe souvent pour de l’opposition), sa sensibilité décontenance. Notamment à l’école.

Son passage dans l’ordinaire fut plutôt rude. Rejetée par la plupart des enfants (quand on ne sait pas bien courir et qu’on articule laborieusement, on est exclu des jeux et des conversations), incomprise par certains enseignants, elle faisait figure d’extraterrestre. Les enseignants, ayant déjà en charge des classes surpeuplées, se sentaient désarmés. Pour son entrée en primaire, sur conseil de l’équipe éducative et médicale, Chloé est inscrite dans une école « individualisée » de type 8, à Bruxelles. Pendant deux ans, tout se passe très bien. Il faut dire que le cadre du type 8 est idéal : de plus petits groupes [10], des enseignants motivés, des méthodes actives et ludiques. Chloé progresse bien dans ses apprentissages mais également du point de vue de son développement physique : elle parle de mieux en mieux et devient autonome pour les actes de la vie quotidienne.

Mais en janvier dernier, la direction fait part aux parents que l’école ne souhaite pas qu’ils la réinscrivent pour l’année scolaire prochaine. En cause : les structures d’accueil du type 8 ne répondraient plus aux troubles moteurs de la fillette, à savoir ses fréquentes chutes. L’école met en avant la « sécurité » et pousse les parents à inscrire leur fille en type 4 (déficience physique). Le problème, c’est que Chloé n’est pas infirme. De plus, ses troubles moteurs ne se sont pas aggravés depuis son inscription à l’école. Pourquoi l’exclure au bout de trois ans quand on l’a inscrite en toute connaissance de cause ? Son cas relèverait à la fois du type 8 (en ce qui concerne les troubles de l’attention) et du type 4 (pour les structures adaptées aux troubles moteurs). Or une telle formule n’existe pas. Chloé est un enfant « hors-norme ». Son cas n’est pas isolé. De nombreux enfants cumulent les difficultés et leurs parents doivent souvent se démener seuls pour trouver une école qui accepte de s’adapter aux difficultés de leur enfant. Et rares sont les écoles ordinaires prêtes à mettre en place un projet pédagogique adapté.

Mais s’ils ne grandissent pas ensemble, comment ces enfants une fois devenus adultes pourront-ils vivre ensemble, se respecter, dépasser leurs différences ? Si l’on entend bâtir une société juste et solidaire, il faut permettre à nos enfants de grandir ensemble et d’apprendre ensemble l’égalité et la solidarité.

F.J.

Notes

[1Le terme « spécialisé » remplace « spécial » depuis le décret du 3 mars 2004 (voir note 3). De même, on ne parle plus de « handicapé » : on dit « enfant ou adolescent à besoins spécifiques ».

[2Comme en Finlande

[3Décret du 3 mars 2004, modifié par le décret du 5 février 2009, disponible ici : http://www.gallilex.cfwb.be/document/pdf/28737_004.pdf (Pour les questions relatives à l’intégration : voir les articles 130 à 158). Le conseil supérieur de l’enseignement spécialisé a rédigé un VADEMECUM de l’intégration précisant le cadre politique, les intentions philosophiques du décret ainsi que les modalités pratiques pour la mise en œuvre de projets de partenariat entre les écoles spécialisées et les écoles ordinaires. Vadémécum disponible sur Enseignement.be http://www.enseignement.be/index.php?page=25197&navi%3D2431

[5Centres psycho-médico-sociaux

[6Voir à ce propos ce document de la Communauté française : « Publics de l’enseignement spécialisé : les élèves de nationalité étrangère » http://www.enseignement.be/index.php?page=23827&do_id=1629&do_check=

[8Katholieke Universiteit Leuven

[9NDLR : En tout cas jusqu’à 16 ans, quand l’obligation scolaire prend fin. Après, 56% des élèves passent au lycée, 38% dans l’enseignement professionnel, 2% suivent la 10ième année et 4% arrêtent (temporairement) leurs études (Chiffres : Claude Antilla, 2008 : http://www.ps1150.be/Texte/080518Finlande.htm ). L’enseignement secondaire supérieur est hiérarchisé. Ainsi, un lycée de haut niveau exige un 9 (sur une échelle de 4 à 10) dans certaines branches pour pouvoir s’inscrire. A la fin de la scolarité, un examen national d’inscription à l’enseignement supérieur est organisé. Sa réussite est nécessaire pour pouvoir accéder à l’enseignement supérieur.

[10Maximum 15 enfants par classe.

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